travaux et essais d'écriture d'étudiants du pôle Métiers du livre de Saint-Cloud en DUT année spéciale
lundi 16 janvier 2012
Lolita , Vladimir Nabokov
Laissez-vous séduire par l'éternelle Lolita, où les jeux perpétuels d'une fillette de douze ans et l'obsession inquiétante d'un quadragénaire vous entraînent dans un récit sensuel et envoutant, où la sexualité et le crime rythment les pages. Plus qu'un récit, il s'agit d'un cri, celui d'un homme devant un jury, une longue plaidoirie mêlant le rêve aux souvenirs, dont vous ne sortirez pas indemne.
Guillaume Babdor : coup de coeur Oreille rouge d'Eric Chevillard
Oreille Rouge, Eric Chevillard
On a souvent tendance à sacraliser l'écrivain. Une figure mystérieuse nimbée d'une aura de savoir, un maître dans l'art de la langue, autant d'attributs qui tendent à élever ce dernier au rang de démiurge intouchable. - Bêtise que tout cela ! - nous crie Eric Chevillard. Pour lui, l'écrivain c'est avant tout l'insatisfaction ; un paria perdu dans la foule, un Indiana Jones que seule la verve créatrice conduit à trouver les plus grands trésors dans les choses les plus insignifiantes. Loin des lubies, il faut y voir un créateur désabusé propulsé dans son art par quelque velléité. Dans la quiétude sociale, le conflit entre l'écrivain grognon et le monde figé dans ses normes ne fait que commencer !
Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline
Paris, place de Clichy, 1914.
Une parade militaire défile, un air tout proche...
Assis à la terrasse d'un café, Ferdinand Bardamu s'engage ainsi, presque en dansant, pour la grande guerre.
Envoûtement et ryhtme: point de départ du Voyage.
Nous suivons le personnage à travers ses pérégrinations, nous découvrons avec lui l'horreur du front et celle du colonialisme, nous traversons les États-Unis d'après guerre : taylorisme, dollars, bordels...
Long cauchemar visionnaire à l'intérieur duquel la langue célinienne se répand violemment et crûment.
La langue vous secoue par ses inventions et dit le pire avec une lucidité et un sarcasme saisissant.
Le voyage est un laboratoire, l'on y observe l'homme à la loupe: lâcheté, mépris, stupidité...
On y rit comme on y pleure. Bref, on s'y sent vivant. Chef d'oeuvre.
Une parade militaire défile, un air tout proche...
Assis à la terrasse d'un café, Ferdinand Bardamu s'engage ainsi, presque en dansant, pour la grande guerre.
Envoûtement et ryhtme: point de départ du Voyage.
Nous suivons le personnage à travers ses pérégrinations, nous découvrons avec lui l'horreur du front et celle du colonialisme, nous traversons les États-Unis d'après guerre : taylorisme, dollars, bordels...
Long cauchemar visionnaire à l'intérieur duquel la langue célinienne se répand violemment et crûment.
La langue vous secoue par ses inventions et dit le pire avec une lucidité et un sarcasme saisissant.
Le voyage est un laboratoire, l'on y observe l'homme à la loupe: lâcheté, mépris, stupidité...
On y rit comme on y pleure. Bref, on s'y sent vivant. Chef d'oeuvre.
Eros et Psyché de Jean de La Fontaine
Fille de roi, Psyché accepte de se sacrifier pour sauver les siens en épousant une divinité que tous redoutent et disent monstrueuse. Mais personne ne l'a jamais vue, pas même la jeune épouse. Abreuvée des paroles venimeuses de ses deux soeurs, celle-ci finit par contourner l'interdit et découvrir le visage de son époux, qui n'est autre que celui du dieu Eros. Trahi, celui-ci abandonne Psyché qui n'aura de cesse d'effacer son erreur afin de le retrouver. La Fontaine renouvèle avec talent ce célèbre mythe dans une vision adaptée à son siècle. Transposé en prose, le récit n'en est pas moins enchanteur, et c'est avec le plus grand plaisir que nous suivons les pérégrinations de la malheureuse héroïne.
Belle du Seigneur, Albert Cohen
Grand Prix du roman de l’Académie
française lors de sa parution en 1968, Belle du Seigneur est considéré comme le chef d’œuvre de la
littérature amoureuse du xxe
siècle. Dans le Genève des années trente, l’obsession de son ascension sociale
et professionnelle empêche à Adrien Deume de voir ce qui se trame pourtant sous
ses yeux : son bien-aimé patron Solal séduisant Mme Deume. Peinture de la
mièvrerie du mari et de la misogynie de l’amant, véritable bijou stylistique, Belle
du Seigneur se déguste toujours avec
plaisir.
Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde
« Le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder » : cette célèbre citation reflète bien l'esprit de l'unique roman d'Oscar Wilde, qui nous raconte la déchéance du beau Dorian prêt à sacrifier son âme pour rester éternellement jeune, grâce à un portrait qui vieillit à sa place... Réflexion sur l'art, la morale, ce roman fantastique du xixe siècle est parsemé d'aphorismes cyniques qui rendent sa lecture toujours aussi savoureuse.
Mort à crédit, Louis-Ferdinant Céline
À travers ce roman qui retrace sa jeunesse, Louis-Ferdinant Céline déploie son génie et sa maitrise de la langue française. Il déroule les récits des évènements marquants et fondateurs de ses jeunes années de manière franche, voire crue, sans jamais se départir de la colère et de la nervosité qui le caractérisent, sans néanmoins se départir d'un humour certain.
Ce récit autobiographique est aussi l'occasion pour Louis-Ferdinant Céline d'adapter le langage oral vers l'écrit, créant ainsi un style inimitable et reconnaissable entre tous.
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