lundi 21 janvier 2013

NonNonbâ, Mizuki Shigeru

Si la légitimité de Shigeru Mizuki n'a pas été longue à démontrer au Japon, il a fallu attendre 2008 pour que le public français se rende compte du génie de ce mangaka. 2008, c'est l'année où Mizuki trouve sa reconnaissance méritée au festival d'Angoulême grâce à sa petite perle NonNonbâ. Ce manga, qui n'a rien à voir avec les productions actuelles, vous émerveillera en vous plongeant au fin fond du folklore japonais. Le petit Shigeru, qui n'est autre que la projection du mangaka lui-même, découvre le monde qui l'entoure, parfois cruel, tout en se confrontant aux yôkaïs, ces monstres de la culture nippone. Voila un manga qui s'articule entre la légèreté d'un bestiaire parfois drôle et les drames du quotidien qu'il vous faut absolument découvrir.

Anima de Wajdi Mouawad

Anima de Wajdi Mouawad

Surtout connu pour ses textes de théâtre, Wajdi Mouawad publie aux éditions Actes Sud son second roman Anima. 
Wahhch Debch découvre le corps de sa femme sauvagement assassinée. A travers la quête du meurtrier, le héros va découvrir ses véritables origines.
Wajdi Mouawad établit ici une nouvelle approche de ses questionnements, notamment à propos de la fine frontière entre animalité et humanité.
Un travail d'une sensibilité éblouissante. Un accomplissement pour Wajdi Mouawad.


Certaines n'avaient jamais vu la mer, Julie Otsuka

Des femmes quittent le Japon, promises à des hommes exilés aux Etats-Unis et unies dans un "nous" solidaire. Des femmes qui rêvent et qui espèrent.
Américaine d'origine japonaise, Julie Otsuka est très marquée par l'histoire de cette immigration, peu connue en France. C'est avec simplicité et pudeur qu'elle nous raconte la vie de ces exilés, le racisme qu'ils subissent et la tension pendant la guerre qui atteint son paroxysme avec leur fin tragique.
Ces femmes sont fortes, solides et solidaires. Elles ne nous quittent pas tout à fait à la fin du roman mais continuent de nous marquer longtemps après.

Dracula, Bram Stoker


Qui n’a jamais eu affaire à un vampire ?
Avec Dracula de Bram Stoker, plongez au cœur du mythe. À travers les journaux des personnages, vivez de l’intérieur leur combat contre le prince de la nuit et suivez tour-à-tour Jonathan Harker, jeune clerc de notaire envoyé en mission en Transylvanie dans le château du comte, Mina Murray, sa douce et brillante fiancée, son amie Lucy et ses nombreux prétendants et enfin le célèbre professeur Van Helsing.
Bram Stoker, dans « [son] beau roman du siècle » comme le qualifie Oscar Wilde, pose les bases d’un mythe qui aujourd’hui encore ne cesse de fasciner. 

L'Attentat de Loïc Dauvillier (scénario) et Glen Chapron (dessin)

d'après le roman de Yasmina Khadra

Amine Jaafari, arabe de nationalité israélienne, est chirurgien à Tel Aviv. Un jour, il apprend que sa femme est la kamikaze qui a provoqué le dernier attentat en date. Pour faire son deuil, il va tenter de comprendre et voyager à travers la Palestine. Cette quête nous présente la complexité du conflit israelo-palestinien et la violence quotidienne.
Cette BD se lit d'une traite, on est réellement emporté par les interrogations d'Amine.

Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand

Cyrano aime Roxane. Roxane aime Christian. Cyrano se sacrifie par amour et pour leur amour. C'est le schéma traditionnel du triangle amoureux sur un fond de cape et d'épée et de tragédie classique. Pourtant le lecteur s'emballe en même temps que le héros :
"J'en estomaque deux ! J'en empale un tout vif !
Quelqu'un m'ajuste : PAF ! Et je riposte... PIF !"
Edmond Rostand a su condenser tout le génie de la littérature française dans une oeuvre magistrale que l'on dévore sans même s'en rendre compte et que l'on relit sans jamais se lasser.
Nana d'Emile Zola.

Afin de poursuivre l'étude de la société française du XIXème siècle, Emile Zola a crée le personnage de Nana, une demi-mondaine selon les termes de l'époque. En choisissant le thème de la prostitution Zola met en lumière les interactions sociales entre les couches populaires, dont sont issues les prostituées, et les élites d'où viennent les clients. Zola dépeint Nana à la fois dure et sensible, cruelle et pathétique dont la situation dépend de la faveur de ses clients.